Une envie irrépressible





                                                                                                de sel.






OxYmOroNs dans la jOiE



La cohésion devient plus instable. Des répercussions diverses, mais croit-on que la comparaison soit juste, alors que je n'étais déjà plus qu'un cadavre décomposé par une sorte d'hypothèque au profit du passé. Pendant la nuit, il n'y a pas de place pour l'énergie virile de la lutte contre soi-même. Seule reste la profonde solitude et le désert des anciens jours. Seule, la bite froide et raide mais pas dure dans la main non reliée, expulse un peu de ce sauvage lait où nul sang par l'épreuve usé ne se mêle.

La voix de l'A.

Le jeu est de te dire de te dire que ton échec est inévitable.
Mieux, tu devrais putain en être fier de ce que tu es au lieu de vouloir changer, ce qui par ailleurs ne fonctionnera d'aucune façon. 
Tu ne trouves pas grand chose qui te calme alors que la solution est à deux pas. Non mais tu es con ou quoi. 
Et alors pourquoi te faire violence puisque c'est inexorablement voué à l'échec. Et alors pourquoi te faire violence puisque ça ne fonctionnait pas si mal avant, en fait même plutôt bien, en fait même très bien en fait bien en fait bien en fait en fait en fait en fait. Et alors, mais tu es con pauvre con.
A quoi ça rime?

Puis sur cette dernière, on peut facilement visiter l'abîme. A quoi tout rime. Sans vouloir m'avancer, tu n'es quand même plus très loin de la fin, inéluctable. La partie vivace est bien entamée. Puis encore un peu plus loin, le monde en feu, les rats et les insectes comme seule survivance, les enfants des enfants de nos enfants calcinés, l'hiver nucléaire que tu pourras enfin te mettre au cul.

Donc prends une clope, merde, t'es con ou quoi?

Si j'avais

Une épuisette, pour m'épuiser entre ses mailles.
Un trou, pour passer un vieux stade.
Un filet, pour vivre nu.
Un marteau, pour l'être sans complexe.
Un bateau, pour l'ivresse.
Une bouteille, pour croire que c'est possible.
Une arme, pour de déclic.
Une lettre, pour se débarrasser de l'enveloppe.
Un franc, pour tomber.
Un doigt, pour l'instant.
Une faute, pour avoir une raison de fuir.
Un truc, pour la magie dans d'autres yeux.
Un peu, pour attendre plus.
Une fois, pour.


Rendu au mage.



Dans l'interstice

- La règle c'est la règle.
- Ah! Ça oui. N'est-ce pas.
- Et le froid du métal, c'est le froid du métal.
- C'est pas courant mais ça tombe sous le sens.
- Oui.
- Et la vie?
- La vie, c'est la vie! Mais on sait tous comment ça fini.
- N'est-ce pas.



A pleines dents



Si ça pouvait être comme ça 
Acérées 

Alors bouche étalée 
Bouche ouverte
Bouche bée 
Fond noir
Retour sur cette affaire de crocs
Et de morsures
Il te reste encore de l'ironie, toi?
Regarde le noir, tu verras bien. 

Pr0m0

http://flb.be/writer/nicolas-marchant/

C'est ce samedi, à la foire du livre
Derrière un morceau de table 
Avec quelques exemplaires 




Un gluant fort

Soyons bien lisses, faisons la liste
Bien dans l'ordre des aspérités 
Bien dans le vent 
Bien dans le cul
Bien dans sa peau
Bien au chaud 
Bien fait
Bien relevé
Bien épicé
Bien défini

Je vais me coucher tôt pour aller en moi
Puis la main sur le membre
Puis l'œil dans le blanc
Puis le drap dans l'humide
Puis le mot de passe
Puis l'idée fixe

Bordel ces quatre accords, c'est fait exprès ou quoi
Pour plaire aux gens de ma moyenne 
Pour se souvenir du taux d'acidité 
Pour fuir à dos de chimère 
Pour rester à sa porte 
Pour regarder un pull rose