dans le train


On cherche les reflets
Bien plus que le paysage
Se croiser
Peut-être n'es-tu pas loin

Du rien à la pelle

Tu traverses avec un sourire pressé
Tu la suis avec un regard furieux
Tu caches tes yeux
Tu parles en suivant ton mari qui marche à cinq pas devant toi
Tu attends à l'arrêt de bus, mais tu n'attends pas le bus
Tu touches ton arme de la main gauche
Tu balances le bras pour te donner une contenance
Tu portes des choses trop lourdes pour toi
Tu gardes les mains dans les poches
Tu ralentis
Tu te disperses
Tu montes sur tes jambes de gazelle
Tu protèges 
Tu te protèges
Tu te hais jusqu'au sol
Tu tiens ton smartphone dernier cri comme un plateau de mignardises
Tu repasses un peu plus tard
Tu jettes un œil complice
Tu fouilles une poubelle 
Tu lisses ta cravate
Tu te souviens des jours heureux
Tu dis merci avec la main
Tu roules une cigarette
Tu mets tes mains dans le gras
Tu traines
Tu casses du verre blanc
Tu essaies d'être là
Tu portes un enfant contre toi
Tu remontes tes seins 
Tu pousses le fruit de ton amour
Tu cours 
Tu fumes
Tu appelles
Tu vides ton sac
Tu montres qu'elle t'appartient mais elle ne t'appartient pas
Tu chiques
Tu détaches 
Tu défais les verrous
Tu disparais derrière le coin
Tu ramasses les feuilles mortes
Tu voudrais arrêter de faire ça
Tu es perdu
Tu trépignes
T'agenouilles au soleil, la fatigue dans les chevilles
Tu gardes tes mains derrière le dos quand tu lui parles
Tu voudrais qu'il crève 
Tu voudrais qu'elle parle
Tu essuies ta bouche 
Tu vas quelque part 
Tu décides de ne pas revenir
Tu voudrais tellement disparaître
Tu crois que c'est la solution
Tu cherches le lien
Tu confonds tout
Tu fixes
Tu fais la leçon, mais sans conviction
Tu déménages 
Tu cherches l'ivresse avant le reste
Tu toises
Tu flottes dans une blouse rose
Tu veux tuer, déchiqueter, soumettre
Tu veux revenir à tes vingt ans
Tu dis que tu as un peu peur de bafouiller
Tu te trimballes comme un paquet cadeau
Tu préfères cacher tes yeux, toi aussi
Tu dis non
Tu as trop d'enfants
Tu portes ton cuir sur l'épaule et ton cœur sur la main
Tu restes immobile jusqu'à la crampe
Tu prends les commandes
Tu ne sais plus si tu as chaud ou froid
Tu gémis
Tu penses à autre chose
Tu penses à quelqu'un d'autre
Tu veux croire que l'argent peut t'eclairer 
Tu es bouche bée
Tu aimerais l'ombre si tu savais
Tu aimerais que l'amour fasse rougir tes chairs
Tu ouvres ton coffre
Tu regardes l'heure toutes les cinq minutes,c'est plus fort que toi.



Je suis invisible
J e  s u i s  i n v i s i b l e
Ton corps me manque
Il est mon refuge, mon radeau
Il apaise les tourments de mon esprit

Il me manque
Je dépose sur lui mes vieux os

Les fils les lames les plaies les cris
Sont transformés dans l'ouate

Son grain dense
Sa franchise
Me manquent

Il m'ouvre jusqu'à l'absolue vérité  

Mot du jour

Plus il y a de lumières 
Plus il y a d'ombres

Moins il y a de lumiere
Plus il y a d'ombre


Expo


Avec Milady Renoir et Nicolas Marchant/un vrai semblant

Les méduses métamorphes

Un nouveau micro-récit tentaculaire
Sur le blog de "LA VIE SOUS LES MOUCHES et autres récits"

Bonne lecture !

http://laviesouslesmouches.blogspot.be/





avec ça

non mais vous me faites bien sous rire
avec vos histoires de photomaton
avec vos histoires de gentil garçon
avec vos histoires de froid glaçon




Rire quand on est mort? Mais on est loin.
Henri Michaux

microns





Quelque chose d'autre

Cette histoire qui n'avait pas de sens


Où tu vas ouvrir les yeux, et tu es tellement certain que tu vas voir le ciel


Mais il s'est passé quelque chose


Quelque chose d'autre.
 ç       a        N        E          se         rt            À              r      i        EN 



Pas de porte (Draft version, ducon)

Comme je ne trouve pas le bonheur, je vais voir un spécialiste en la matière. 
Je lui dis "comment vous trouvez le bonheur ?"
Il me dit " je trouve ça bien"